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Toulouse en érasmienne

lunedì 25 aprile 2016

Rendre leur innocence aux membres de la Gestapo

Fresnes, 3 janvier 1943

Messieurs,

J’ai été arrêtée le 13 août 1942, vous le savez, parce que je me trouvais dans une zone d’arrestation. Ne sachant encore au juste de quoi m’inculper et espérant que je pourrais suggérer moi-même une idée, on me mit, pendant trois mois environ, à un régime spécial pour stimuler mon imagination. Malheureusement, ce régime acheva de m’abrutir et mon commissaire dut se rabattre sur son propre génie, qui enfanta les cinq accusations suivantes, dont quatre sont graves et une vraie:

1. Assistance sociale. J'ai en effet fondé et dirigé personnellement pendant un an un service dont le but était de venir en aide à tous les prisonniers de nos colonies relâchés immédiatement après l'armistice. Des appuis officiels sont venus, et mon organisation a fini par prendre une telle ampleur que je devais cesser de la diriger ou renoncer à mes travaux scientifiques, ce qui ne se pouvait pas. J'ai eu la chance de pouvoir confier mes équipes de visites d'hôpitaux et de confection de colis dans de très bonnes mains (un commandant de l'armée coloniale) en juillet 1941. À partir de cette date, je me suis consacrée exclusivement à mon œuvre d'ethnologie berbère, mais sans renoncer à venir en aide (à titre strictement privé et personnel) aux malheureux que le hasard mettait sur mon chemin. Je demande donc: En quoi cela est-il contraire aux lois de l'occupation ou à une loi quelconque?

 2. Espionnage. Je nie formellement avoir jamais fait quoi que ce soit pouvant être qualifié ainsi. Depuis mon retour à Paris, je ne suis pas sortie une fois des limites du département de la Seine, fait que la police allemande ne conteste pas. En outre, je n'ai aucune compétence en matière militaire et, si j'avais eu des curiosités dans ce sens, vous auriez ou en trouver des traces chez moi car vous avez pu constater, par l'énorme fatras de mes papiers, tout ce qui m'intéresse fort. D'autre part, la police allemande a contrôlé le fait que c'est dans un café, par hasard, quelques mois avant mon arrestation, que j'ai rencontré un géologue, M. Gilbert T., vaguement connu six ans plus tôt et perdu de vue. Heureuse de reconnaître son obligeance d'il y a six ans, je l'invitai cordialement à venir chez moi et je l'ai revu trois ou quatre fois sans y attacher d'importance, car je connais beaucoup de gens à Paris et, en outre, mes activités sociales et scientifiques m'amenaient de nombreux visiteurs. N'oubliez pas que pendant 2 ans, je me suis trouvée à peu près seule spécialiste de l'ethnologie berbère de ce côté-ci de la Méditerranée, les autres résidant à Alger ou au Maroc. J'ai demandé à mon commissionnaire si, étant chef d'une organisation d'espionnage, il ferait ses confidences à une femme qu'il aurait connue dans un café et vue une ou deux fois (ce qui me laissait une semaine ou deux pour "espionner" en ne perdant pas de temps — et espionner quoi?). J'ajouterai ceci: si ce monsieur rencontré dans un café et vu une ou deux fois m'avait fait de telles confidences, cela n'aurait pu me paraître que très suspect; en 1942, un homme assez imprudent pour commettre une inconséquence pareille ne peut être considéré que comme un fou ou un agent provocateur. Bien au contraire, M. Gilbert T. me fit la meilleure impression: extrême obligeance, bonté, droiture, dévouement. Et son ami, M. Jacques Legrand, me parut être un homme lettré, d'un excellent milieu, modéré et sûr dans ses jugements, très humains (en outre, ce sont des hommes spartiates et courageux, mais c'est uniquement par vous, messieurs, que je le sais). […] Je demande donc: quelle sorte d'espionnage ai-je fait? Pour le compte de qui? Est-ce qu'un verre de bière pris à la terrasse d'un café constitue à lui seul une preuve suffisante à vos yeux?

3. Evasion. J'aurais (si l'on en croit mon acte d'accusation) fait évader, en compagnie de gens que je connais à peine, des gens que je ne connais pas du tout. «Et comment m'y suis-je prise?» ai-je demandé. Mais il ne fut pas répondu à cette question. D'où je conclus que mon commissaire, présumant (non sans raison) que je ne savais rien, préférait ne pas me mettre au courant. D'accord. Je demande donc si je suis accusée ou non. Et, si je suis accusée, comment puis-je me défendre si je ne sais pas avec détails de quoi je suis accusée?

 4. Parachutistes. J'aurais été très certainement ennuyée si un parachutiste était descendu dans mon jardin, car il m'est absolument impossible de loger quelqu'un chez moi sans que tout le quartier le sache: ma grand-mère, âgée de 93 Ans, va encore chez quelques fournisseurs très proches et cause volontiers avec eux: en outre, nous sommes servies depuis 25 ans par une excellente femme, mais la plus bavarde et la plus peureuse du département. Je n’ose même pas imaginer quelles auraient pu être leurs réactions à toutes deux en présence desdits parachutistes. La seule chose dont je suis sûre, c'est que j'aurais jamais eu l'audace de m’y exposer. Au surplus, si on les interroge avec adresse et douceur, elles vous attesteront que pas un personnage du sexe masculin n'a reçu l'hospitalité chez moi depuis l'armistice. Je demande donc: d'où sortent ces parachutistes? Où les ai-je pris? Où les ai-je mis? Car je ne les ai pourtant pas dissimulés dans un repli de ma conscience (en admettant que celle-ci ait des replis).

 5. Entreprise contre la police allemande. Je serais profondément navrée si l’on m’accusait d’ironie, c’est pourquoi je me fais un devoir de citer mot à mot et en détail ce qui me fut notifié au sujet de cette dernière et extraordinaire accusation. Après avoir consulté (d’un œil un peu trop rapide) le dictionnaire, mon commissaire me dit: «Vous êtes accusée d’avoir voulu naturaliser la police allemande et les traîtres français». Il se rendit compte que ça ne «collait» pas, car il repiqua dans son lexique. Simple lapsus. […]

Pendant que je réfléchissais sur ce thème, mon commissaire, émergeant enfin de son dictionnaire me disait: «Cette fois, je sais. Vous êtes chargée de rendre leur innocence aux membres de la police allemande».

Il y a là peut-être (probablement) un autre contresens, mais je fus si abasourdie (et réjouie) devant cette entreprise grandiose que je ne songeai pas sur l’instant à demander d’explication. J’ai pourtant l’habitude des requêtes les plus extraordinaires, car, comme vous le savez, j’ai vécu seule, en Afrique, pendant des années, en compagnie de tribus dites sauvages: des femmes mariées à des démons m’ont demandé de les divorcer; un vieux bonhomme (pire que Barbe-Bleue) qui avait, m’a-t-il dit, mangé ses huit premières épouses, m’a demandé une recette pour ne pas manger la neuvième; des tribus en guerre m'ont chargé d'un commun accord de leur tracer une frontière; j'ai vu des paiements de prix du sang, des jemaâ secrètes, des sorciers dansant une fois par an sur une montagne sacrée… Je ne parle pas de ceux qui, en transe, avalent des charbons rouges et jouent avec des vipères, la chose étant trop banale. Malgré ces compétences variées, je déclare formellement que, si ces messieurs de la police allemande ont réellement perdu leur innocence, je suis incapable de la leur rendre. Toutefois, s'ils tiennent à la retrouver, ils ne doivent pas désespérer. […] Je ne puis que conseiller à mon commissaire un pèlerinage sur les rives de ce fleuve fameux, d'où il nous reviendra, espérons-le, paré des grâces de Parsifal, mais je souhaite vivement qu'on n'attende pas cet heureux événement pour me dire que signifie cette histoire et en quoi elle me regarde.

Voilà, messieurs, tout ce que je sais au sujet de mon accusation. Vous reconnaîtrez vous-mêmes que c'est peu et que, en apparence, ce n'est guère sérieux. Remarquez que je ne proteste pas contre mon incarcération car je comprends parfaitement que le ratissage actuel est nécessairement trop sommaire pour qu'il n'y ait pas un grand nombre de personnes arrêtées sans raison. (Cela fait, peut-être, compensation, à un plus grand nombre de personnes qui, ayant des raisons d'être arrêtées, ne le sont pas. Et comme dit La Fontaine: «Si ce n'est toi, c'est donc ton frère.») Très franchement, je vous assure que j'envisage sans peur et sans mauvaise humeur tout ce qui n'atteint que moi —avec tout au plus un peu de curiosité, mais vous ne la trouverez ni injustifiée ni prématurée, car il y a près de six mois que je suis en prison.

C'est dans cette espérance, messieurs, que je vous prie d'agréer l'expression de mes sentiments choisis.
Germaine Tillion

Germaine Tillon,  etnologa francese, figlia di un magistrato, penna di ironia sublime, partigiana, anzi capo partigiano della cosiddetta Rete del Musée de l'homme, scrive questa lettera al tribunale tedesco mentre è in prigione sotto l'occupazione nazista in Francia, su denuncia di un prete, sull'orlo della deportazione che subirà insieme a sua madre nel campo di Ravensbuck. In campo di concentramento comincia non senza rischi una ricerca sul funzionamento del luogo e della comunità in cui si trova. A giudizio di chi scrive sfrutta il mezzo appropriato a lei per sopravvivere a una situazione insostenibile: astrarsene, studiandola, lasciandone interpretazione e memoria. Nel frattempo, però, mette su anche un'operetta. I nazisti le hanno sequestrato tutto il materiale raccolto per la preparazione della sua tesi di dottorato sulle popolazioni berbere dell'Algeria, destinata al "tesoro" del campo. Dal campo lei ritorna, grazie alla Croce rossa svedese, sua mamma no: viene gasata nel marzo del 1945, a non meno di settanta anni. Alla fine della guerra Germaine si dedica a raccogliere documentazione sui deportati dei campi di sterminio, aggiungendovi poi anche lo studio dei gulag stalinisti e sulle donne deportate ed immigrate, senza mai abbandonare le sue ricerche riguardanti le popolazioni del Nord Africa coloniale. Tenta una mediazione con i ribelli durante la guerra di Algeria, si batte contro la pena di morte, insegna all'Ecole des hautes études en sciences sociales a Parigi. Le sue ceneri sono state recentemente trasportate al Panthéon, sola donna, credo, insieme a Marie Curie.
Ah, sì: in questa lettera mente sfacciatamente quando afferma di dire la verità, e dice la verità quando sembra non dire nulla di significativo.
Voi avreste fatto diversamente? Peggio per voi.

domenica 24 aprile 2016

Foto della domenica

La mia dotazione informatica non verrebbe certo ritenuta cosa eccitante dalla maggior parte delle persone che mi conoscono, mi dico salendo le scale della grande casa che ci ospita. Ma che importa? Non serve a questo. Supponi quindi che una domenica mattina, tossicchiante e malata, dopo una sana spremuta di arance maltesi, le sole ancora buone e succose in questa stagione, tu risalga a lavorare su qualcosa definito dagli altri abitanti della casa come "Ho già un'erezione al pensarci". No, non abito in mezzo a persone scurrili, non le sopporto, come tutto ciò che è inutile gallismo. Ma il tipo in questione sta spiegando a una sua ex (la moda di frequentare gli ex mi fa accapponare la pelle solo a pensarci, ma si sa, io sono senza tempo per definizione) come usare un sito di incontri e avrà pensato che la battuta lo calasse meglio nel suo ruolo.
Pochi minuti dopo, qualcuno dei molti ospiti volanti del padrone di casa ha bisogno di vedere come si utilizza Iphoto e chiede del tuo bellissimo Mac, ormai un maturo signore di dieci anni, ma che non potrò mai permettermi di cambiare, grazie alla moderazione, anzi deflazione salariale (quella cosa per cui nel nostro paese stanno chiudendo non so quante attività al dì e le altre non se la passano benissimo), imposta dalle sempre sante politiche economiche monetarie della UE ché qui a noi si sa il sadomaso piace dalla parte ecc., dicevamo, poniamo che il mio Mac sia l'unico attrezzo disponibile e pure funzionale. Quindi offri ospitalità, naturalmente, chiudendo quei file che sono stati definiti tutt'altro che eccitanti poco prima dalle stesse persone, e siccome i due sono curiosi, una volta conclusa la spiegazione, uno dei due si tuffa a percorrere la biblioteca - vietato chiamarla "libreria" chez moi, grazie - finché, come c'era da aspettarsi, cade su alcune foto realizzate nell'intimità, come quelle che tutte e tutti, ma proprio tutte e proprio tutti, hanno ormai nei loro file. Lo so, l'origine del mondo sarebbe più elegante, quantunque un tantino statica, ma già all'epoca se la potevano permettere in pochi.
La cosa che mi lascia basita è come mi guarda, quando riesce a scollare gli occhi dalle evidentemente interessantissime foto: perché a quanto pare il cromosoma XY impedisce di concepire che una donna che gode profondamente nell'immergersi in archivi, vecchi libri, vecchi racconti, freddolosa da morire e quindi sempre imbozzolata in un cachemire da 16 fili, completi di tweed spessi tre dita e stivaloni imbottiti, ma che peraltro appena la temperatura lo permette si darebbe al naturismo, che ama sedurre come la morte trovando entrambe queste attività una perdita di tempo a questo mondo, giotoncella quanto basta, toh, possa avere tracce di vita sessuale persino nel suo Mac.
Ah les hommes! Eppure dovrebbero conoscerci, un poco, visto che li lasciamo a bocca aperta così tanto.


mercoledì 20 aprile 2016

Tremante come gelatina

Ci dev'essere qualche personaggio che tremola come gelatina da qualche parte della letteratura letta e immagazzinata in un cervello, il mio, ormai arrivato al limite delle sue capacità di stoccaggio. O forse no, forse semplicemente il mio incontro con la gelatina in letteratura e fuori data dal Gattopardo. Lì, la gelatina al rum è il dessert preferito del principe che la sottomessa e traditissima moglie gli fa trovare per ringraziarlo dei suoi omaggi dopo una notte burrascosa. Ma in casa mia gelatine non se ne preparavano, sicché quando in Inghilterra venni realmente a contatto con quei cubetti colorati girare le spalle fu tutt'uno.
Poi leggo un post da cui apprendo che oggi va di moda un oggetto non identificato (altra definizione estremamente trendy, questa roba evidentemente ce le ha tutte) dolce, o forse una bufala non si sa, che si chiama poeticamente goccia di pioggia e che altro non sarebbe che una gelatina. La bravissima autrice del post (di cui ricordo una poetica e goduriosa gelatina al moscato affondata in una coppa di delizie -  forse un giorno riuscirò pure a prepararla) ha finito di conquistarmi, anzi ha confermato di avermi conquistato, con la sua ricostruzione storica di questo piatto alla moda. Anche a me è capitato di interrogarmi sulle origini di un piatto, il cheese cake nella fattispecie, fantasticando un passaggio dalla vatruschka o serniak del centro Europa al piatto, anzi al non formaggio industriale USA oggi ben noto, come conseguenza dell'emigrazione ebraica dovuta ai pogrom zaristi dei primi del '900. Poi mi hanno anche detto che sarebbe andata proprio così (e che del non formaggio si può fare a meno). Ma la sua storia  è molto ma molto più bella.
La goccia di pioggia alla bufala sarebbe insomma...

venerdì 8 aprile 2016

Sorrisi

Pare che qui la mia faccia ispiri. O respiri chissà. Metrò, discesa dal vagone, mi si accosta un ragazzo, più giovane, un'aureola di ricci: "Mi scusi, posso chiederle a cosa pensava poco fa? Sorrideva... aveva l'aria felice, ma talmente felice" mi dice con un sorriso da sciogliere gli iceberg. Due giorni dopo, stazione del metrò, esco di corsa, cado fra le braccia di un gruppo di sconosciuti in attesa: "Eccola eccola è lei" assicura un signore, attirando l'attenzione degli altri su di me. "Buongiorno" gli sorrido allontanandomi, seguita da bisbigli "Ma no, ma no, non era lei, no, di certo...". Mentre sono in attesa al semaforo arriva il tipo di prima: "Mi scusi, sa, aspettavamo qualcuno... ho visto una ragazza (galanteria non guasta mai), dall'aria accogliente, sorridente, aperta, generosa. Mi sono detto "è lei", mi dispiace...". Mais sous les ponts coule la Seine un matin de printemps.

mercoledì 6 aprile 2016

Musica sola


I primi trenta secondi valgono un paio di scaffali di CD. Quel che si dice la padronanza assoluta dello strumento, del brano e di quel che si desidera trasmettere.

Racconta Savall di quando negli anni Settanta, quando in Spagna c'era la dittatura fascista di Franco, poco amante tra l'altro della sua nativa Catalogna, arrivò a Parigi per un concerto che poi fu annullato. Gli spostamenti non erano facili e si ritrovarono a "dover ammazzare il tempo" per quattro giorni. Benché io sia incapace di utilizzare una simile espressione trovandomi a Parigi con del tempo libero, la sua soluzione fu quella di chiudersi qui e studiare manoscritti e edizioni musicali per tutto il tempo. Scoprì così gli autori per viola del barocco francese e cominciò a specializzarsi in un repertorio che non solo riportò in vita, ma fu all'origine della sua popolarità (a me piace tuttora più come solista che come direttore).
Nel mio minimo minuscolo ho potuto approfittare più volte per alcuni lavori di queste collezioni favolosamente ricche, alcune conservate nel teatro dell'Opéra tra cristalli e specchi,  e lo faccio ancora. Purtroppo non so suonare nulla (temo che c'entri il pessimo rapporto tra me e le cifre). Ma sento con tutta l'anima quanto sia preziosa una simile biblioteca e un simile servizio pubblico e tremo al vederlo messo in pericolo. C'è stato un allagamento su uno dei siti lo scorso anno per mancanza di manutenzione, i tempi di attesa per i servizi secondari sono sempre più lunghi, il personale sempre meno - a causa sempre della follia che attraversa il grande massacratore dell'UE: tagliare i servizi pubblici, abbassare i salari, precarizzare il lavoro, uccidere la dignità. Eliminare la possibilità di pensare, gli strumenti per imparare, la capacità di immaginare e di conoscere il passato, altre realtà.


lunedì 4 aprile 2016

Ligne 10, Musée de Cluny

In arrivo anche qui la legge fotocopia che la UE sta imponendo all'Europa. Da noi si chiama Jobs Act, pomposamente. Siccome qui hanno indubbiamente più stile la chiamano loi travail. Qualcuno ha fatto parlare il più eccellente scoiattolo della storia del cinema, come ricorda chiunque abbia amato L'era glaciale (il primo, ovviamente).

Sfortunatamente quasi nessuno mette in relazione e paragona queste leggi genocide e fratricide tra loro. Eppure sono molto simili. In Spagna ad esempio fioriscono i contratti a tempo determinato: ti assumo il lunedì, ti licenzio il venerdì, non ti pago - nessuno ti paga - il sabato e la domenica. Come vivi, come ti scaldi, come mangi in quei due giorni? Non è affar mio, io posso non pagarti e non ti pago.
Sul martirio della Grecia che dire: è come negli anni Quaranta, o peggio: infatti oggi "non siamo in guerra. Anzi la UE ci salva dalla guerra." Sì, proprio. La UE serve a fare meglio la guerra a chi nel dopoguerra aveva potuto godere di un'esistenza fuori dalla miseria. Prima lo capiremo, e ce ne libereremo, meglio sarà. Se sarà rimasto qualcosa da salvare: di questo passo dubito molto. Dubito della voglia di sapere dei miei concittadini, dubito della loro capacità di uscire dagli schemi dell'ultimo editoriale del sor Giavazzi, o del fratello Scalfari: così perbene, così posati, sempre così distinti. A volte dubito persino della loro capacità di fare ragionamenti complessi: come se conoscere facesse sempre anzitutto paura.

domenica 27 marzo 2016

Normandie

Tout a brulé en 1944. Qui s'è vissuta un'invasione sotto un'occupazione e ci se ne ricorda, mentre
da noi si invoca l'oblio interno ed esterno di ciò che abbiamo provocato a noi stessi e poi nel vasto mondo (primo secondo e terzo, per la precisione). Territori interi hanno perduto finanche la memoria della loro storia e del loro patrimonio culturale. "Si immagina cosa vuol dire per una regione intera? Già gli Chouans  avevano fatto non pochi disastri" spiega con l'anima accorata l'archivista oggi volontario in una diocesi, prima funzionario pubblico. Nella Basse Normandie, la zona di Caen, Bayeux, Honfleur e Cherbourg, che si inoltra fin giù al golfo di Montjoye, vale a dire del Mont Saint Michel promessa di salvezza eterna, sono periti per sempre anche archivi e biblioteche. Qualche épave si salva nascosta letteralmente nei sotterranei dei castelli o delle abbazie. Altri documenti scampano ai bombardamenti ma non alla pioggia, all'onnipresente vento normanno, al freddo. I soldati acquartierati dove si può utilizzano le buste degli archivi per farne giacigli di fortuna che li isolino dal freddo del pavimento. Le carte rimangono disposte alla ventura. Gli archivi del département de la Manche a St.-Lô sono distrutti  al punto che i funzionari salgono a Parigi per ricostruire pazientemente dai documenti, spesso copie, rimasti negli Archives nationales, la guida alle carte superstiti della loro storia che fu. L'università di Caen è rasa al suolo, la sua biblioteca con lei. Rinasce  negli anni Cinquanta, sulla collina dietro al castello di Guillaume le conquérant. Oggi le Phénix, una scultura posta all'ingresso del campus, ne è il simbolo. I libri antichi e rari della biblioteca municipale si salvano, il resto brucia. Bruciano soprattutto i libri  su Caen e sulla sua regione: ancora una storia che svanisce e che non sarà possibile ricostruire perché anche i cataloghi sono bruciati. Città, monumenti, villaggi sono distrutti. Gli abitanti restano sotto le bombe. Le truppe alleate avanzano all'interno, bombardano, respingono i nazisti verso la Germania. È lo sbarco in Normandia, non solo la nebbia delle splendide foto in bianco e nero.

Il trauma dev'essere stato enorme in questa regione non povera ma tutto sommato isolata, tradizionale, agricola, aggrappata alle sue cattedrali esplose nella luce nordica, intervallata dalle paludi e dalle mosse pianure, bordata di dune, ben diversa dai porti dell'altra Normandia, d'un tratto investita da una potenza bellica senza paragoni. Risuona come vissuto ieri nelle parole di chi, con la calma assoluta dei Francesi, ti spiega che no, quei documenti non ci sono più, che no, quei registri non esistono più, che no, quei libri non li troverai mai, che quella ricerca non si può fare perché, appunto tout a brulé etc. Alle volte c'è persino un filo di sospetto che si mettano sul conto dei bombardamenti altre incurie. Ma lo stato dei luoghi riportato dopo la guerra è terrificante. Gli uomini distruggono in maniera più definitiva della natura stessa.
Piano piano, sottovoce, si riesce a penetrare il trauma collettivo, a cattivarsi la fiducia di questa gente generosa e gentile come raramente se ne incontrano, persino nei luoghi più turistici. Pian piano si scopre che no, tutto non è bruciato e qualche scheggia si può ricostruire, addirittura scoprire, persino a loro ignota.

Psss. E se gli impressionisti, dopotutto, avessero cominciato guardando fuori dal finestrino di un treno?